Je suis née en Algérie, dans une famille juive laborieuse et traditionaliste. Ma Mère observait les rites les plus importants en aveugle disciplinée. C'est à dire qu'elle appliquait ce qu'on lui avait enseigné sans négligence, mais aussi sans excès. Par contre, mon grand-père maternel était un homme de Dieu, un vrai fils d'Abraham, circoncis non seulement de chair mais également de cœur. Avec lui, nulle dérogation : c'était le Judaïsme rabbinique dans toute sa rigueur et son intolérance. C'était des dévotions perpétuelles. Un style de vie exemplaire. Ce qui nous donnait une étrange sensation de sécurité. Avec un "Haham" (Saint) pareil, pas d'inquiétude; nous sommes à l'abri des dangers pensais-je, chaque fois qu'un nuage pointait à l'horizon. Et pourtant, bien qu'appréciant la chaude et agréable ambiance des jours de fête, j'étais hostile à la religion. Pour moi, ce n'étaient que des traditions qui ne rendaient ni meilleur, ni pire, et surtout pas plus heureux. Car, en dehors des victuailles dont elles s’accompagnaient, elles n'apportaient aucune certitude quant au présent et aucune espérance quant à l'avenir. Restaient les illusions... et j'en étais gavée...!
J'ai vécu ainsi, dans ce contexte, jusqu'à l'âge de 18 ans ... âge auquel je me suis mariée, où j'ai dû quitter mon pays, ma famille, pour aller au Maroc. Et c'est là-bas, au cours d'épreuves particulièrement pénibles, que mon opinion se trouva confortée: la religion n'était d'aucun secours dans les vicissitudes de l' existence et il n'y avait aucune raison de s'y conformer !
La mort subite de mon père ayant succédé à 20 ans de déboires continuels, je sombrai dans une dépression sans fin. Comment, décrire ce calvaire. Les mots sont trop faibles. Disons seulement que j'ai souffert comme une damnée et je me suis ruinée en médecins et en drogues de toutes sortes. Recours, médications, pratiques occultes ... oui tout y est passé, rien n'a été négligé. Devant ce martyre interminable, une amie sincèrement apitoyée me donna ce conseil : "faites comme moi: pratiquez la religion et Dieu vous bénira".<< Dieu... Dieu…. Dieu ... >>. Mais où est-il dans tout ce micmac me dis je ? Je ne l'aperçois pas ...!Qu'un jour Il daigne se montrer et je me jette dans ses bras !
Les colonies perdues, j'atterris en France avec mon mari et mes trois enfants. Mais,
au lieu du mieux que j'escomptais, je n'y trouvai que : << des embûches; lesquelles mirent le comble à mon désarroi ... au point de me suicider >>. Bien que disposant d'une énorme quantité de barbituriques, et après avoir, longtemps muri ce projet, j'optai pour le gaz. C'est à l'instant de passer au stade de l'exécution que je reçus ce prospectus : << Maladies, épreuves, coups durs ... vous pouvez en sortir : le temps des miracles n'est pas terminé. Venez place de la Brèche à Niort et vous y découvrirez << le remède par excellence >>. Tout d'abord, je n'en crus pas mes yeux. Mais peu à peu une pensée finit par s'imposer. Et si c'était vrai ...? Pourquoi ne pas essayer...? Un espoir fou, me donnant des ailes, je volai à l'adresse indiquée. Et là... que vis je ? Déception ... un chapiteau avec au fronton, une fléchette portant ces mots : << Dieu te cherche >> et à l'intérieur, une assemblée hétéroclite, une chaire, un piano. Quoi ? C'est cela qui m'a fait courir me dis-je ? Horriblement désappointée, mais quand, après les chants d'ouverture, j'entendis le sermon qui me fut assainé, je crus étouffer de rage. Voilà leur remède infaillible : << Jésus-Christ >> ? Mais je suis juive, que vais-je en faire de leur Jésus-Christ me dis-je ? A deux doigts de blasphémer...! Juive, mais si malade, que je n'eus pas la force de fuir. Des versets inouïs commencèrent à frapper mes oreilles. La jeune fille deviendra enceinte... Il est né d'une vierge... on l'appellera Dieu puissant... Père Eternel... Prince de la Paix... Ils ont transpercé mes mains et mes pieds... Ils se sont partagé mes vêtements... ont tiré au sort ma tunique... etc... etc... Intriguée je revins les jours suivants et, à force de compulser ma Bible, je fus bien obligée de me rendre à l'évidence : -Jésus était bel et bien le Messie annoncé- ! Dieu avait accompli sa promesse. A mon tour de tenir la mienne. Du moment qu'Il s'était enfin révélé, je me devais de lui rester attachée.
Et c'est ainsi que je quittai l'enfer où je grillais pour m'installer dans ce paradis insoupçonné paix--repos-- joie de vivre—assistance—guérison. Tout m'avait été prodigué. Et il ne restait plus que la conversion des miens pour parfaire ce bonheur exceptionnel. Je me jurai donc de les amener à Yéshoua. Mais dès les premières tentatives je compris hélas ! combien cette entreprise allait s'avérer ardue << Laisse mes enfants tranquilles, hurla mon mari... ne va pas les -contaminer-...!>> << Laisse tes cousines tranquilles, ne va pas leur tourner la tête...!>> hurla mon oncle sans même s'arrêter à mes explications. Laisse-moi tranquille avec tes histoires s'emporta ma sœur, pareillement furibonde ...
Oui, ce fut dur. Mais Satan eu beau faire, avec le temps et la prière mon but fut largement atteint. Mes enfants, mon mari, ma sœur, ma mère, ma belle-mère, ma belle-fille et tous mes petits-enfants sont, à l'heure actuelle, sauvés. ALLELUIA !
Voilà 28 ans que je connais mon Messie et je ne fais que voguer de victoire en victoire. Mon fils a été miraculeusement rendu à la vie après 8 jours d'un coma provoqué par une rupture d'anévrisme au cerveau. A tous ceux qui venaient me consoler de sa mort imminente ou des séquelles qu'il garderait s'il en réchappait, je répondais invariablement : " Il sortira d'ici sur ses pieds et en possession de tous ses moyens". Et ce fut exactement ce qui se produisit, au grand ébahissement de la famille et du personnel hospitalier. L'une de mes filles a triomphé d'un accident de voiture au cours duquel elle avait été relevée inanimée et gravement blessée. Ma seconde fille a été arrachée in-extrémis des griffes d'un proxénète dans lesquelles elle était tombée par accident. Matériellement, moralement, physiquement, j'ai été toujours soutenue, aidée, guidée protégée... Et pour finir, j'ajouterai ceci : quel regret de n'avoir pas connu Jésus plus tôt. Que d'années gâchées, que de bénédictions perdues, bref quel meilleur tour aurait pris ma vie! Mais Dieu sait ce qu'Il fait, l'essentiel est qu'il m'a délivrée, libérée du joug de Satan qui ne voulait plus me lâcher, je lui dis MERCI !
-Mme DJAN Liliane-
| Novembre 2009 | ||||||||||
| L | M | M | J | V | S | D | ||||
| 1 | ||||||||||
| 2 | 3 | 4 | 5 | 6 | 7 | 8 | ||||
| 9 | 10 | 11 | 12 | 13 | 14 | 15 | ||||
| 16 | 17 | 18 | 19 | 20 | 21 | 22 | ||||
| 23 | 24 | 25 | 26 | 27 | 28 | 29 | ||||
| 30 | ||||||||||
|
||||||||||